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AMICALE DE LYON - La Mère Cottivet une image ancienne de la vie lyonnaise

La Mère Cottivet

Je vous conduis vers la Montée de La Grande Côte qui relie la Place de la Croix Rousse à la Place des Terreaux.

Cette rue était la plus fréquentée du quartier , c’était le passage des « manifestations de canuts » , avant qu’elle connaisse ses lettres de noblesse grâce à la Mère Cottivet dont les sketches ont été diffusés de 1927 au 17 Décembre 1971 sur Radio Lyon.

Elie Périgot-Fouquier était son interprète , il fera d’elle une concierge truculente qui pastiche les mœurs et les pratiques des politiques et deviendra aussi populaire que Guignol dans l’imagerie lyonnaise.

Elle commençait toujours son persiflage par la phrase
« en descendant montez donc , vous verrez le petit comme il est grand « 

Elle habitait au 99 « cent moins n’un » c’est-à-dire tout en bas de la Montée et au dernier étage de l’immeuble.

D’où l’origine de son patrigot car bien sûr les autres catolles qui venaient lui rendre visite descendaient la Montée et montaient les escayers.

Le personnage de la Mère Cottivet est un personnage inventé par Elie Périgot-Fouquier qui en écrit les saynètes. Cet auteur humoriste né en 1891 , fera de son personnage une truculente concierge aussi connue à Lyon que Guignol. Les premiers sketches de la Mère Cottivet sont diffusés sur Radio Lyon en 1927 et le seront pendant de nombreuses décennies puisqu’il disparaîtra le 18 Décembre 1971.

Au-delà du succès radiophonique , le personnage est aussi interprété par un homme , Benoît Mary , déjà habitué des scènes lyonnaises où il se produit depuis le début du siècle dans des sketches comiques en vieux lyonnais.

Benoît Mary naît en 1864 et commence à faire du théâtre dès l’âge de 16 ans. Il a , dès le début , une prédilection pour les rôles féminins. Il va créer sa propre compagnie et se produire dans toute la France avec son accent de gone lyonnais.
De la mère Toinon (femme de Gnafron ) à la célèbre Mère Cottivet , ce sont toujours des femmes issues de milieux modestes qu’il aime interpréter.
Il disparaîtra en 1944

En fin d’émission,la Mère Cottivet disait toujours (les émissions avaient lieu le mercredi de 11heures à 12heures)
« à mecredi que vin mes belins belines »

Le terme de GONE pour les enfants lyonnais , n’est pas très vieux , il vient du verbe goner (mal s’habiller)
jadis pour les enfants on disait « les mamies » et pour l’épouse « la fenotte ».