Chers ami(caliste)s,
En mai dernier, lors d’un conseil exceptionnel, à l’issue de l’assemblée générale, les administrateurs de la Fédération m’ont sollicité pour que je devienne leur président. J’ai accepté, non sans une certaine fierté mais très conscient de l’investissement et des responsabilités que cela incombe. Il n’est pas évident de succéder à André COSTANTINI tant il a marqué la Fédération de son empreinte. Il a contribué au développement de liens amicaux (voyages, semaine ludique AG, …) et d’entraide (tempête Xynthia, aide aux petites et nouvelles amicales, …) entre les adhérents de nos 53 amicales. Il a entretenu des relations privilégiées avec notre ancien établissement duquel nous apprécions l’aide matériel qu’il nous apporte. Heureusement, André ne quitte pas la Fédération, il reste administrateur et continue d’assumer ses différents mandats : vice-président de l’Union fédérale des retraités de la banque (UFRB) et administrateur de la Confédération française des retraités (CFR). De plus, je suis entouré d’une équipe de qualité et pleine d’entrain sur laquelle je sais pouvoir compter. Une redistribution des tâches permettra une plus grande visibilité des prérogatives de chacun et, en finalité, du travail accompli.
Beaucoup espèrent dans le changement de majorité de notre pays. Nous devons être conscients que nous vivons une période particulièrement difficile à l’issue incertaine et pour laquelle nous n’étions nullement préparés. La plupart d’entre nous sommes arrivés sur le marché du travail à une époque où nous ne parlions pratiquement pas de chômage et encore moins de crise financière et de mondialisation. Aujourd’hui, à juste titre, nous nous faisons du souci pour nos enfants et, probablement encore plus, pour nos petits enfants : augmentation du chômage, difficultés pour accéder au crédit, crise de l’immobilier avec des loyers de plus en plus élevés, sortie de crise non programmée, etc. Pour autant, nous n’avons aucune certitude sur la pérennité de nos retraites et, par conséquent, de l’aide matérielle que nous pourrions leur apporter. « L’union fait la force », ce leitmotiv qui a bercé notre jeunesse est d’autant plus vrai aujourd’hui que les retraités, après avoir quitté la vie active ont tendance à se disperser : géographiquement, pour retrouver une région chère à leur cœur, socialement, en s’engageant dans des associations ou clubs spécialisés.
Il existe aujourd’hui une réelle nécessité de s’unir pour être entendus et écoutés. Il est indéniable que les Pouvoirs publics sont plus enclins à prêter une oreille bienveillante aux groupes de pression qu’aux individualités. La Fédération ne représente qu’un quart des retraités du Crédit lyonnais, beaucoup moins qu’à la BNP ou à la Société générale, près des deux tiers. Il nous faut relever les manches pour attirer dans nos amicales nos anciens collègues, quels que soient leur origine sociale et culturelle, leur niveau hiérarchique durant la vie professionnelle, leur situation financière, et ainsi permettre à la Fédération de retrouver dans les associations représentatives des retraités une place correspondant au glorieux passé du Crédit lyonnais.
L’UFRB fédère quelque 50 000 retraités de la banque, elle est une des composantes de la CFR qui revendique 1 500 000 adhérents retraités. Un nombre vraisemblablement insuffisant par rapport au chiffre réel de retraités en France mais une voix que l’on commence à écouter et qui sait se faire entendre. Les sujets pour lesquels nous sommes directement concernés sont nombreux : les pensions de retraite, les pensions de réversion, la fiscalité des seniors, les droits de succession ou, encore, le financement de la dépendance. Des sujets qu’il nous faudra développer sur le site de la Fédération.
Mais la préoccupation immédiate qui revient régulièrement dans les conversations est probablement les vacances. Qu’elles soient en famille ou entre amis, je vous les souhaite joyeuses, ensoleillées et réparatrices.
Pierre LEFEUVRE
