Après un été caniculaire, nous nous retrouvons dans les Pyrénées ce vendredi 11 septembre 2026 pour une belle et fraîche promenade en Ariège.

Nous sommes 29 participants à nous réunir directement à 1700 mètres d’altitude au-dessus du village de Luzenac, sur le site de Trimouns (trois montagnes) qui est la première grande carrière de talc-chlorite au monde en exploitation. Avec près de 400 000 tonnes de minerais extraits par an, elle assure 10 % de la production mondiale.
C’est en autocar que nous entrons au cœur même du site d’exploitation. Un guide nous dévoile tous les secrets de cette grande découverte à ciel ouvert et son fonctionnement.

Nous regardons le manège incessant des divers engins aux dimensions hors normes dans un magnifique panorama sur les cimes environnantes et sommes même surpris par la course d’un troupeau d’isards.

Le talc est un minerai le plus tendre de la planète, forgé il y a 100 millions d’années, résultat étonnant de la rencontre entre la roche et l’eau chargée de magnésium et de silice. Un trésor géologique avec onze variétés de talc dans le gisement.

Déjà utilisé par l’homme préhistorique pour décorer ses cavernes, l’exploitation de cet or blanc a commencé au XIXᵉ siècle et a connu un véritable essor technologique. Depuis 2011, cette carrière a été reprise par le groupe Imerys, créant ainsi une nouvelle filière Imerys Talc et son centre de recherche et développement situé à Toulouse.
Cette roche, constituée de feuillets aux surfaces lisses, inaltérables et résistantes, est très sollicitée par les industriels (peintures et revêtements, pharmacie, agriculture, plastique, cosmétique, caoutchouc,…).
« Le talc dans la vie de tous les jours »
D’abord trié à la pelle mécanique, le talc est acheminé par un téléphérique de 5 km jusqu’à l’usine de transformation située au fond de la vallée, plusieurs centaines de mètres plus bas. Son moteur est réversible et en fonctionnement normal, il fournit de l’électricité.

C’est à l’usine de Luzenac que l’on procède au séchage, au broyage et au conditionnement.
Un peu plus de 200 salariés travaillent sur le site de Trimouns et de Luzenac, incluant une cinquantaine d’employés saisonniers entre avril et novembre (période d’extraction du minerai).
Une partie de la production est expédiée par rail : en 2017, un train par semaine de 9 wagons part de la gare de Luzenac – Garanou.

Il est à noter qu’un grand effort est donné pour préserver le milieu naturel et la protection environnementale.
Puis nos covoiturages reprennent la route pour Les Cabannes où nous déjeunons au fameux restaurant La Maison Lacube, dont la ferme est à proximité. Un repas gastronomique nous est servi avec les produits de son exploitation (charcuteries d’Ariège de son élevage, trio de viandes et frites, croustade aux pommes, vin et café et eau de vie offerte par la maison, accompagnés de chants pyrénéens).

Nous reprenons notre promenade par la visite du centre Talcaneô à Luzenac. Afin de compléter la découverte de la carrière, nous devenons spectateurs et acteurs de l’extraction du talc et de ses utilisations dans des domaines aussi variés qu’étonnants dans notre vie quotidienne.

Pour terminer le programme de cette journée, nous visitons le musée « Rêve et magie du rail » à Tarascon sur Ariège.
Une équipe de modélistes nous présente une maquette géante dans une voiture voyageur de 25 mètres de long, avec des techniques modernes d’animation. Nous sommes éblouis par ce spectacle son et lumière où s’entrecroisent plusieurs trains avec la reproduction de monuments et sites ariégeois.
En complément, nous entrons dans un ancien wagon de tri postal ambulant des années 1960, l’histoire de La Poste, et terminons par une locomotive électrique BB4736 de 1934 avec sa cabine de simulation de conduite.

Un bon air frais, de bonnes compagnies agrémentés de visites enrichissantes nous ramènent sur Toulouse pour clôturer cette journée bien remplie.

Merci à Françoise pour cette belle idée de sortie,
Merci à Corinne pour le compte-rendu.